Collection passion : les timbres fiscaux

18 octobre 2018

De quoi j'ai l'air

Bonjour, je me présente, je suis une annulation des timbres de dimension au moyen de la griffe officielle qui n'a, jusqu'à lors, jamais été signalée : " G. R.". Voilà de quoi j'ai l'air :

Maury262

Cette annulation est présentée ci-dessus sur trois timbres de dimension aux nuances différentes ce qui nous permet d'affirmer que cette oblitération a servi durant plusieurs années.

Quant à l'origine et la signification de cette annulation, mystère. Il existe bien une annulation " R. G. " des receveurs généraux des finances et on pourrait envisager que les lettres aient été interverties au moment du montage de la griffe, mais en y regardant de près, on constate que les " G " sont de forme différente.

Maury263

Quelqu'un pourrait peut-être nous en dire plus ?

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13 octobre 2018

La saison de chasse 1948-1949

La saison de chasse 1948-1949 est particulièrement intéressante pour les philatélistes car sur cette période, c'est 6 timbres différents qu'il va falloir rassembler, au lieu des deux timbres habituels, celui du permis départemental et celui du permis général.

Cette situation particulière a pour origine l'article 12 de la loi du 26 septembre 1948 (J.O. du 30 septembre) qui indique que : " La délivrance des permis de chasse donne lieu au payement d'un droit de timbre de 1 400 francs au profit de l'Etat et d'une somme de 300 francs au profit de la commune dont le maire a donné l'avis énoncé par l'article 5 de la loi du 3 mai 1844 modifié, s'il s'agit d'un permis général valable pour tout le territoire français.

Pour les permis départementaux, utilisables seulement dans le département où le permis a été délivré et dans les arrondissements limitrophes, le droit de timbre perçu au profit de l'Etat est réduit à 400 francs, la perception communale demeurant fixée à 300 francs.

D'autre part, le montant de la cotisation des porteurs de permis de chasse en tant que membres d'une société départementale de chasseurs fixé en dernier lieu à 100 francs par l'article 2 de la loi n° 46-1822 du 19 août 1946, est porté à 200 francs. "

Pour mieux comprendre les conséquences de l'application de ce texte, je vous propose de distinguer les 2 cas de figure suivants : le permis départemental et le permis national.

1. Cas du permis départemental

Voici un permis départemental de cette période :

Permis dep

Tout en haut, le timbre provisoire de la saison 1946-1947 (indiqué par erreur 1948 au catalogue Yvert et Tellier) ; en dessous, le timbre de la saison 1947-1948 ; puis deux timbres, dont un sans faciale pour la saison 1948-1949 (ce qui soit dit en passant constitue une belle paire qui prend encore davantage de piquant lorsqu'on relève le nom du chasseur).

Explications : à la fin de l'été 1948, notre chasseur achète le timbre départemental valable pour la saison de chasse à venir, la saison 1948-1949. Le tarif du permis est indiqué sur le timbre : 200 francs.

Mais, suite à la loi du 26 septembre 1948, le prix du permis départemental est porté à 900 francs soit : 400 francs (part Etat) + 300 francs (part commune) + 200 francs (part société départementale de chasseurs).

Notre timbre vert, sans faciale, apposé le 10 novembre 1948, sert donc à compléter le montant désormais nécessaire : 900 francs - 200 francs déjà payés = 700 francs.

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Ce timbre sans faciale correspondait en réalité

à un montant de 700 francs

2. Cas du permis général

Un permis général de cette même période va nous permettre de mettre en évidence une utilisation similaire d'un timbre sans valeur faciale :

Permis gen

Explications : le 2 septembre 1948, notre chasseur achète le timbre général valable pour la saison de chasse à venir, la saison 1948-1949. Le tarif du permis est indiqué sur le timbre : 1 000 francs.

Mais, suite à la loi du 26 septembre 1948, le prix du permis général est porté à 1 900 francs soit : 1 400 francs (part Etat) + 300 francs (part commune) + 200 francs (part société départementale de chasseurs).

Notre timbre violet, sans faciale, sert donc à compléter le montant désormais nécessaire : 1 900 francs - 1 000 francs déjà payés = 900 francs.

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Ce timbre sans faciale correspondait en réalité

à un montant de 900 francs

Restent pour finir ces deux timbres sans faciale, imprimés dans les couleurs utilisées pour les permis depuis 1925, le bleu pour les permis départementaux et le rouge pour les permis généraux. Ils ne furent pas émis :

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04 octobre 2018

Timbres magazine

Dans Timbres Magazine du mois d'octobre, un article du professeur DANAN et de votre serviteur sur l'emploi des timbres fiscaux d'Algérie en Corse libérée :

TM

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29 septembre 2018

Timbre de dimension sur affiche : l'exemple du n° 47

Les timbres de dimension peuvent avoir été utilisés sur des affiches, lorsque celles-ci sont enregistrées.

En général, le droit est matérialisé par l'apposition d'un timbre humide. Mais dans certains cas, on a eu recours à des timbres mobiles.

Prenons par exemple le n° 47 au type " Monnaie Syracusaine " d'Oudiné :

Maury245

L'annulation du timbre se réalise au moment de l'impression de l'affiche ; on parle alors d'annulation typographique.

Cette annulation peut présenter des caractères de toutes sortes : voyez l'exemplaire ci-dessus ou celui qui suit :

Maury244

Il arrive parfois que l'impression de l'affiche ne recouvre pas le timbre. Dans ce cas, l'imprimeur doit annuler le timbre au moyen de son cachet commercial :

Maury243

Les timbres de dimension ainsi annulés sont rares et les exemplaires portant ces annulations méritent une nette plus-value.

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21 septembre 2018

Réfugiés Nansen sur document

Vu sur Delcampe ces derniers jours ce permis Nansen :

Nansen Arménien

adjugé pour 386 €.

Mise à prix 25 € ce certificat d'identité a fait l'objet de 77 offres.

Le prix me paraît assez élevé d'autant que le timbre Nansen présente un pli marqué. Toutefois, il s'agit du premier document de ce genre que je vois avec une autre nationalité que Russe. Le possesseur de ce certificat est en effet né en Turquie et il est précisé qu'il est d'orignie arménienne.

C'est pourquoi, les enchérisseurs sur ce lot ne sont pas forcément des collectionneurs de fiscaux mais peuvent avoir été motivés par la thématique sur l'Arménie.

Une pièce rare dans tous les cas.

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18 septembre 2018

Cela ne s'invente pas

Au hasard de ses recherches, le collectionneur peut tomber sur des pièces à l'intérêt philatélique limité mais qui néanmoins ne passeront pas inaperçues à ses yeux aux aguets.

C'est précisément le cas sur ce permis de chasse mis en vente récemment sur EBAY :

Braconnier

Rien de bien folichon me direz-vous. Certes, mais avez-vous regardé le nom du possesseur de ce permis ?

C'est fait ? Cela ne s'invente pas n'est-ce pas ?

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17 septembre 2018

Jouons un peu

Voici un timbre de dimension revêtu d'une annulation non réglementaire :

Maury216

Sauriez-vous me dire ce qui est indiqué sur cette oblitération. (J'ai scanné le timbre en autre résolution pour permettre de mieux distinguer les détails)

Vous séchez ?

Voici la réponse : Solution

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10 septembre 2018

Comores, un gratis à 100 francs

Un sympathique message reçu il y a peu adressé par Michel M. :

" J'ai bien aimé votre billet du 15 août sur le feuillet issu d'un passeport et qui est surchargé à la main en " sucre ".

Dans le même esprit, je vous envoie ce document qui nous vient des Comores. Ici, il s'agit de l'état né le 6 juillet 1975 à la suite d'un référendum.

Le document joint montre que sur place, on semble manquer de timbres car même 4 ans après l'indépendance, on utilise encore des timbres du temps de l'occupation française. Les nouveaux timbres sont déjà disponibles, mais visiblement pas avec toutes les faciales, ce qui a poussé l'officier d'état civil à surcharger par lui-même un timbre " gratis ", sans doute pour arriver au montant total de 500F comoriens à payer par l'usager. "

Comores Michel

Merci à notre lecteur pour la communication de cet intéressant document.

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07 septembre 2018

Une surcharge " pistolet " non signalée

Daniel, un de nos fidèles lecteurs, me transmet ce matin la photo qui suit :

315A

et dans son message m'indique :

" en triant un lot de timbres fiscaux ordinaires, j'ai trouvé un timbre d'Alsace-Lorraine avec une surcharge " pistolet ".

Bon, mais quand j'ai voulu lui mettre un N° Y&T, je ne l'ai pas trouvé dans mon catalogue ! (il devrait être entre les N° 315 et 316)

Ai-je mal regardé ? Mon catalogue n'est peut être pas à jour (année 2004) ou est-ce une fausse surcharge ? "

Daniel aurait pu contacter les rédacteurs du catalogue (peut-être l'a-t-il fait d'ailleurs) pour obtenir les renseignements souhaités ; mais il a bien fait de m'envoyer ce message et je vais lui répondre diligemment.

Tout d'abord, félicitation pour avoir su repérer cette surcharge qui peut facilement passer pour une oblitération aux yeux de collectionneurs non avertis.

A la question de savoir si le dernier catalogue (édition 2016) répertorie ce timbre la réponse est négative et c'est donc à juste titre que ce timbre devrait se voir attribuer un n° entre le 315 et le 316, le n° 315A à la manière de ce qui est fait dans le catalogue Yvert avec les n° 293A, et 316A découverts après la parution du catalogue 1994.

La clé du catalogue précise d'ailleurs en page 7 : " les figurines dont le numéro est suivi d'une lettre majuscule, " A ", " B ", ou " C ", etc., ne sont pas des variétés, mais des timbres -type pouvant relever de diverses catégories : il peut s'agir de timbres récemment découverts et enregistrés après coup au catalogue [...] ".

Nous sommes bien dans ce cas de figure avec le timbre de Daniel.

A la question " est-ce une fausse surcharge ? ", la réponse est elle aussi négative. En effet, je n'ai aucun doute sur l'authenticité de cette surcharge, pour diverses raisons : la première tient à l'origine de la découverte " dans un lot de timbres ordinaires " me dit Daniel, la deuxième parce que ce timbre présente des défauts importants (déchirure, pli marqué et dent absente), la troisième parce que... et la dernière raison tient à ce que les philatélistes appellent le premier coup d'oeil, vous savez celui qui permet bien souvent de séparer le bon grain de l'ivraie. Pour moi au premier coup d'oeil, cette surcharge est authentique (ceci, soit dit en passant, ne m'engageant évidemment pas plus que cela !).

Voici donc une intéressante découverte, merci à Daniel d'avoir eu l'amabilité de me communiquer cette information.

Quant à savoir si le catalogue répertoriera ce nouveau timbre sorti de l'ombre dans une prochaine édition, il faut l'espérer ; en tout cas, c'est à regret que j'ai constaté que dans son édition de 2016, le catalogue Yvert ne mentionnait aucune des découvertes dont j'ai pu vous faire part sur ce blog depuis 2012.

Daniel aura peut-être plus de chance cette fois-ci avec ce putatif 315A d'Alsace-Moselle.

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27 août 2018

Fictifs Pigier (suite)

A la suite de mon message du 22 août sur les fictifs Pigier, mon ami JJB me transmet ces deux documents :

Pigier traite poste

Sur ces deux lettres de change de 1941 figurent les timbres fictifs de Pigier que je vous ai indiqué être des fictifs postaux. Sur ces documents, les vignettes Pigier tiennent lieu de timbre fiscal. Le tarif est exact (loi du 4 avril 1926 - décret du 19 novembre 1926) soit 1,5 pour 1 000, ici 2 tranches de 100 francs à 15 centimes soit 30 centimes.

Alors faut-il en conclure que ces deux documents viennent contredire mon affirmation récente à savoir que ces fictifs sont à vocation postale ? Je ne le pense pas en l'état, car comme je l'ai indiqué précédemment, le format de ces " timbres " correspond à un format postal.

Je présume que l'élève a utilisé par mégarde les timbres fictifs postaux qui étaient à sa disposition plutôt que les fiscaux qu'il eût été adéquat d'utiliser.

Affaire à suivre...

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