Collection passion : les timbres fiscaux

17 juillet 2017

France, ton F fout le camp !

Voici le n° 39 des timbres fiscaux de Dimension, la quotité à 1,20 franc au type " Chiffres " d'Oudiné :

N° 39

Dimension n° 39

Rien de spectaculaire me direz-vous. En effet, ce timbre est fort courant.

Voici maintenant, pour égayer mon propos, la variété signalée au catalogue sous le n° 39 a avec l'intitulé suivant : " branche supérieure du " F " ondulée " :

Variété 39a

Dimension n° 39 a

D'autres intitulés auraient pu convenir, dans mon album celle-ci est dénommée ainsi : " Barre supérieure du " F " affaissée ".

Je n'ai, pour l'instant, rencontré cette variété que sur cette valeur, mais elle existe peut-être sur les autres quotités. N'hésitez pas à me le signaler le cas échéant.

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15 juillet 2017

Un connaissement qui ne m'est pas inconnu

Un ami néerlandais, collectionneur chevronné de fiscaux, m'a adressé ce message ces jours derniers : " I have a question : Foe a collecting friend of me tried to determine a connaissement stamp but cannot trace it. See attachment. Do you have an idea ? Colonial ? "

Voici ce timbre :

N° 80 600 on 120

Voici la réponse, car effectivement ce timbre n'est pas répertorié, ou à tout le moins pas correctement décrit, dans le catalogue Yvert et Tellier.

Il s'agit du n° 80 des timbres de connaissements. Ce timbre est décrit par erreur ainsi : (+) 30 Francs s. 120 francs lilas (64).

Il faudrait lire : (+) 600 Francs s. 120 francs lilas (64) soit 720 francs.

Voici d'ailleurs, à l'appui de mes affirmations, la série complète des timbres provisoires émis en 1953 de la collection de Magistris :

N° 77 à 80

Le timbre définitif émis ultérieurement est le n° 83 que voici :

N° 83

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04 juin 2017

Une collection de colis-postaux

La maison David Feldman met en vente une collection de timbres fiscaux (lot 30400) ainsi décrite :

" Collection extraordinaire sur les COLIS-POSTAUX d'ALSACE-LORRAINE :
Collection d'exposition sur l'emploi du 15c Colis-Postaux et ses substituts 1924-27 avec essais dont surimpression en rouge non dentelé (unique), en rouge dentelé, variété surimpression renversée, huit épreuves, 25 essais du fond, feuille de présentation officielle avec les Specimen, divers essais, surcharges Specimen et Epreuve, bloc de six non dentelé, variétés, coin datés, utilisation, etc.
Un ensemble unique, ex Danan "

En voici deux pages :

Danan_Colis

Danan_Colis_1

Cette collection a obtenu la médaille d'Or au Championnat de France de philatélie qui s'est déroulé lors du Salon du Timbre 2008.

Le Professeur DANAN, éminent spécialiste des fiscaux, a rédigé un article de fond sur les Colis-postaux d'Alsace-Lorraine, article publié en trois parties dans la revue " La philatélie française " de novembre 1996, décembre 1996 et janvier 1997 (n° 509, 510 et 511).

Cet ensemble exceptionnel est estimé entre 15 et 24 000 €.

PS : illustrations de cet article publiées avec l'aimable autorisation de la maison David FELDMAN que j'en profite pour remercier ici.

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03 juin 2017

Quelques minutes de philatélie

" Collectionneur de timbres et philatéliste ne sont pas des mots synonymes. Les collectionneurs de timbres souvent appelés " boucheurs de cases " semblent avoir pour seul but de remplir les cases vierges de leurs albums. La philatélie est l'étude des timbres et des circonstances de leur fabrication. C'est une occupation très absorbante et, dans ses formes les plus avancées, une étude scientifique qui requiert des connaissances considérables et beaucoup d'intelligence ", ainsi s'exprimait l'expert Jean-François BRUN dans L'écho de la timbrologie de juin 1991 (page 5).

Nous aurons l'occasion de revenir sur le sujet prochainement, mais pour illustrer le propos ci-dessus, je vous propose aujourd'hui quelques minutes de philatélie.

Intéressons-nous aux cartes d'identité professionnelle de représentant ; en voici un exemplaire :

CNI 5 francs 20 francs commentée

Comment un philatéliste étudie-t-il ce genre de document ?

Il s'intéresse tout d'abord à l'origine du droit de timbre considéré. Fort opportunément, le texte de loi est indiqué sur la couverture de la carte : Loi du 8 octobre 1919. Ce même philatéliste notera que la validité de la carte doit être renouvelée chaque année, la carte étant valable 5 ans au maximum.

Il peut ensuite rechercher les différents tarifs, comme je l'ai fait sur cette carte (les tarifs sont précisés pour chaque quotité).

Ainsi, le tarif à 5 francs découle de la loi n° 59-1472 du 28 décembre 1959 dans son article 74. Il est intéressant de noter que les timbres utilisés sont de deux séries différentes, le n° 374 du catalogue pour les années 1966 et 1967, le n° 356 pour l'année 1968.

Le tarif à 20 francs provient quant à lui de la loi 68-695 du 31 juillet 1968, article 3. C'est le timbre libellé en NF (n° 342 du catalogue) qui fut utilisé car la valeur à 20 francs n'avait pas été reprise dans la série de 1963.

Pour le philatéliste, la quête peut se poursuivre en recherchant d'autres cartes, comme celle-ci :

CNI 20 francs 24 francs commentée

Sur cette carte, nouveau type de timbre, au médaillon regravé, pour la figurine à 20 francs. De quel timbre s'agit-il ? Du n° 379, au filigrane AT66 ou du n° 412, au filigrane AGT ? Impossible de le dire sans être obligé de décoller chaque timbre, ce que je n'ai pas fait pour l'instant.

J'en profite pour vous indiquer que le n° 379 a été créé et imprimé en 1969 spécifiquement pour les cartes de VRP et qu'il est rare et très nettement sous coté au catalogue car c'est en cette même année 1969 que l'Atelier du timbre passe au filigrane AGT, les timbres à 20 francs imprimés sur le papier AT l'ont donc été sur le reliquat des bobines à l'ancien filigrane.

Il faut attendre la loi n° 73-1150 du 27 décembre 1973 pour que ce tarif passe à 24 francs.

Nous pouvons continuer ainsi :

30 francs : loi n° 75-1278 du 30 décembre 1975

CNI 30 francs 24 francs commentée

etc, etc.

Le droit de timbre de la carte d'identité des représentants a été définitivement supprimé par l'article 31 de la loi de finances n° 99-1172 du 31 décembre 1999. A sa suppression, ce droit de timbre rapportait 15 000 000 de francs, sachant que le droit était alors de 120 francs, il y avait donc en circulation 125 000 cartes. Combien en reste-t-il aujourd'hui ? Certainement bien peu.

Voilà en quelques minutes comment on peut faire de la philatélie.

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28 mai 2017

Le cachet de la Trésorerie de Cochinchine

Les blocs de quatre ou plus des timbres de dimension au type " manteau impérial " sont rarissimes oblitérés, notamment ceux de la quotité à 20 centimes, car ce timbre destiné principalement aux quittances administratives était utilisé seul pour son montant de 20 centimes correspondant au tarif de ces quittances.

Voici cependant un cas de figure intéressant où ce timbre se rencontre en bloc, voyez ceci :

Cochinchine

Ces timbres sont annulés par un cachet de fabrication rudimentaire apposé à l'encre bleue, dont la lecture est difficile. 

Voici une représentation approximative de ce cachet :

Copie_de_Saigon

" TRESORERIE DE COCHINCHINE - SAIGON - TRESORIER PAYEUR "

Dans la partie de son ouvrage consacré aux " Articles d'argent ", Henry FRADOIS mentionne ceci : " On sait de source certaine (notes relevées dans les Archives coloniales, rue Oudinot) que des timbres de 20 centimes au type " Manteau impérial " ont été envoyés en Cochinchine uniquement dans le but d'être employés pour les mandats adressés en France par les militaires du corps expéditionnaire ; les autres timbres de dimension n'ayant aucune utilité, le droit de timbre en général n'ayant pas été établi par le Conseil du gouvernement à cette époque. Il y a donc de grandes chances pour que, dans ce cas, le timbre de 20 centimes (et plus tard de 20 + 5 centimes en sus) ait été annulé par le losange de points CCH alors en usage en Cochinchine. Rapatriés en métropole en 1872, sans avoir servis, de grands blocs de ces timbres, surchargés " Trésorerie de Cochinchine-Saïgon " se trouvent dans quelques collections spécialisées. "

On peut effectivement rencontrer cette même annulation sur les timbres à 20 centimes surchargés manuscritement 5 centimes en sus. Il est un cas encore plus rare, (le seul connu ?) où ces timbres sont surchargés 5 centimes en sus par un cachet manuel, en voici une illustration :

Cochinchine receveur

 

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24 mai 2017

Hall of fame : Gilbert et Köhler

Une petite séance consacrée à la préparation de la mise en page de différents timbres fiscaux en ce dimanche après-midi. Au menu, tri, ordonnancement, examen des différentes pièces pour ne conserver que des exemplaires de premier choix (sauf exception dûment justifiée).

Me voici manipulant du bout de ma pince un exemplaire du n° A-33 des timbres de dimension (catalogue Yvert et Tellier 2016 des fiscaux page 61).

En examinant le recto, je me dis " Très bel exemplaire " :

Gilbert1064

 Dimension n° A-33

je passe alors au verso, stade ultime avant le grand bain destiné à faire disparaître les résidus de papier et autres charnières pouvant subsister à l'arrière du timbre, et là m'apparaît ceci :

Gilbert1063

Pendant une fraction de seconde, je pense que cette marque violette est celle d'un collectionneur, car certains collectionneurs avaient pris l'habitude à une époque d'apposer leur nom ou un signe distinctif sur leurs timbres.

Mais immédiatement, un sourire de satisfaction se fait jour sur mon visage. " Ah, ah  ! ". " C'est le premier timbre que je vois avec la marque de ces fiscalistes, génial ! ".

Heureux comme une poule qui aurait trouvé un couteau, je me suis mis à faire quelques recherches assez fructueuses dans l'ensemble que je vous invite à partager aujourd'hui.

Revenons un instant à notre timbre. Que lit-on au verso ?

Ceci : " KÕHLER - ILBERT et - 15, rue ", ce qui nous donne après décryptage : GILBERT ET KÕHLER - 15, rue de Turin - Paris. On note également la signature manuscrite G. Gilbert.

Qui sont GILBERT ET KÕHLER ?

Un article de la Revue française des collectionneurs de janvier 1905 va nous donner de précieuses informations :

Revue_française_des_collectionneurs___[

Revue_française_des_collectionneurs___[

Vous remarquerez, qu'outre les éléments donnés sur nos deux philatélistes, cet article nous apporte aussi de précieuses informations sur notre domaine de collection dénommé ici " fiscophilie ", terme qui n'est pas rentré dans l'usage puisqu'on parle aujourd'hui plus communément de philatélie fiscale pour désigner notre passion.

Ultérieurement, l'affaire a changé d'adresse pour s'installer au 51, rue Peletier, où nos marchands font commerce de timbres-poste et fiscaux :

Gilbert 3

Remarque : le nom KÖHLER est ici orthographié différemment : KŒHLER.

Prenons connaissance maintenant d'informations complémentaires sur nos deux marchands.

Gérard GILBERT :

Quelques éléments nous sont donnés par l'Académie de philatélie, dont il fut membre :

Acad Gilbert

Après le départ de son associé, il reste seul aux commandes de l'adresse de la rue Peletier, comme le confirme cette annonce alléchante de 1914 :

Gilbert 1

Mais c'est surtout pour son rôle d'expert lors des ventes de la collection Ferrari à Drouot, que Gérard GILBERT est resté dans la mémoire des philatélistes :

Gilbert Le Gaulois

Henri KÖHLER: dénommé aussi Henri KŒHLER, Heinrich KŒLER ou encore Heinrich KOEHLER, était lui aussi membre de l'Académie de philatélie :

 

Kohler

 

C'est à partir de 1913 qu'il s'installe définitivement en Allemagne et créé sa propre maison qui existe toujours aujourd'hui. Des informations complémentaires sont disponibles en anglais et en allemand en cliquant sur le logo du site ci-dessous :

Logo

De leur collaboration vont naître différents ouvrages dont une liste nous est proposée par le site docs.philateliques.free.fr :

GILBERT G. - Catalogue de timbres fiscaux. 1ère partie : France et colonies. Société française de Timbrologie, Paris. Publié comme supplément à la Revue philatélique française

GILBERT G. et KOEHLER - Catalogue illustré de timbres fiscaux donnant la description de toutes les variétés de France et colonies, Tunisie, Alsace-Lorraine et Monaco. Imp. H. Douchet, Mericourt-Ribemont.

GILBERT G. et KOEHLER - Catalogue illustré de timbres fiscaux : Autriche-Hongrie, Croatie, Lombardie, Bosnie-Herzégovine, Liechtenstein. Paris. Publié comme supplément à la Revue philatélique français.

GILBERT G. et KOEHLER - Catalogue illustré des timbres fiscaux de Grande-Bretagne - Irlande--Ecosse ... avec les prix ... , 1906-1907. Imp. A. Lange, Paris.

GILBERT G. et KOEHLER - Catalogue illustré des timbres fiscaux de la Suisse. Cantons et municipalités. Paris. Publié comme supplément à la Revue philatélique française

N'ayant jamais eu l'occasion de prendre connaissance de ces ouvrages, c'est avec plaisir que je réparerais la chose si un de nos lecteurs avait la bienveillance de me faire savoir qu'il en possède un et qu'il est disposé à m'en adresser une copie numérique ou l'ouvrage papier (charge à moi de le numériser).

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21 mai 2017

Vente aux enchères de timbres fiscaux

La maison Pinon organise une vente aux enchères d'importance à la salle des ventes de la Ferté-Bernard, le 9 juin 2017.

Cette vente propose de nombreux lots de fiscaux, la plupart fort intéressants.

S'adresser directement à l'expert (jeanpaul.pinon@orange.fr) pour obtenir le catalogue de la vente (les lots concernés sont en pages 24 à 26).

Pinon

Les lots sont décrits avec soin, ils peuvent être consultés sur le site interencheres-live.com (lots 280 à 307)

Nous suivrons les résultats de cette vente avec attention.

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16 mai 2017

1918 : le complément de timbre a été acquitté

A la suite de l'augmentation des tarifs de dimension, les timbres mobiles ont été revêtus d'une surcharge réglementaire " TARIF PORTE à ... F.

Voici un exemple de cette surcharge sur la quotité à 3 F. :

66

Vous noterez que pour les timbres destinés à l'Algérie, ces surcharges ont été apposées en noir ainsi qu'il suit :

66 Algérie

Les hausses de tarifs des papiers timbrés étaient quant à elles matérialisées par un cachet circulaire portant la légende suivante : " Le complément de timbre a été acquitté ".

Ce cachet circulaire a également pu servir à titre exceptionnel pour les timbres mobiles dans deux cas de figure :

  • En étant apposé à côté du timbre mobile, en noir :

Complément1057

ou en violet :

Complément1058

  • ou directement sur le timbre mobile comme il l'a été pratiqué dans divers bureaux du Morbihan comme par exemple Auray, Napoléonville (aujourd'hui Pontivy) et Vannes :

Complément

Ces surcharges ont eu une durée de vie très courte, immédiatement après le 1er août 1918. On les connaît sur les valeurs à 50 centimes, 1 franc et 1 franc 50.

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21 avril 2017

Les n° 304 et 305 de la série unifiée : des timbres " difficiles "

Il n'est pas particulièrement compliqué de réunir diverses valeurs de la série unifiée sur fond orange des années 50 car la plupart de ces timbres ont été utilisés pour les tarifs du droit de dimension.

Toutefois, deux quotités s'avèrent difficiles à trouver : les n° 304 (600 francs) et 305 (660 francs).

Pour ces deux valeurs, il n'est pas question de tarifs de dimension mais des tarifs des visas de passeports prévus à l’article 967 ancien du CGI : " Art. 967. — Chaque visa de passeport étranger, dont la durée de validité ne peut être supérieure à un an, donne lieu à la perception d'un droit de XX F, si le visa est valable pour l'aller et le retour, et de XX F, s'il n'est valable que pour la sortie.

1. La quotité à 600 francs a été imprimée en application du décret 57-727 du 27 juin 1957. La création de ce timbre a fait l'objet d'un arrêté publié au Journal Officiel :

Sans titre 1

Deux remarques en passant sur ce texte : l'Administration utilise le terme vignette pour parler d'un timbre et par ailleurs dans l'article 1er elle indique que ce timbre est conforme au modèle fixé par le décret du 11 septembre 1926, ce qui est inexact car ce décret renvoie à la série lignée alors qu'en 1957, il y a déjà plus de 20 ans que c'est le type étoilé qui est utilisé.

Voici une illustration de ce tarif à 600 francs :

Tarif 600 francs

Visa pour l'aller et le retour daté du 30 août 1957 pour une durée de 3 mois

et le timbre qui aurait pu être utilisé :

600 francs1047

N° 304 de la SFU (Fil. AT 55)

Une fois encore, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur la nécessité de la mise en circulation d'une valeur spécifique à 600 francs alors que deux timbres de la valeur courante à 300 francs faisaient parfaitement l'affaire. 6 mois à peine après l'émission de cette figurine à 600 francs, patatras, changement de tarif pour passer à 660 francs !

Que faire de ces timbres devenus sans objet ? Les recycler comme on peut, par exemple sur ce passeport à 3200 francs :

600 francs1048

2. Venons-en maintenant à la quotité à 660 francs qui a été émise en application du décret 57-1333 du 28 décembre 1957.

Même chose que précédemment, un visa de passeport valable pour l'aller et le retour :

 Tarif 660 france

 Visa pour l'aller et le retour daté du 30 janvier 1958 pour une durée de 3 mois

et le timbre proprement dit :

660 francs

N° 305 de la SFU (Fil. AT 57)

Ici encore une utilisation spécifique et un tarif d'une durée limitée (2 ans) qui passe à 750 francs le 28 décembre 1959 expliquent la rareté de ce timbre. On remarquera au passage que le 305 présenté ci-dessus est annulé avec un cachet d'entreprise ce qui démontre qu'il a été utilisé en dehors des visas de passeports.

En conclusion : les 304 et 305 sont des timbres rares et leur cote au catalogue me semble parfaitement justifiée.

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08 mars 2017

Gare aux effets de commerce 301 à 303

Voici un extrait d'une page d'album qui au départ présente bien mais qui, à l'arrivée, va s'avérer tout simplement sans valeur.

301 à 303

En effet, si je me précipite goulûment sur mon catalogue fiscal, je constate que plusieurs de ces timbres d'effets de commerce de la série non-dentelée bénéficient d'une cote substantielle (et nettement surévaluée à mon avis dans la dernière édition 2016) : 400 € pour le 35 centimes, 600 € pour le 40 centimes et 800 € pour le 45 centimes.

D'ailleurs, le collectionneur de l'époque avait repéré ces timbres puisqu'il avait annoté au crayon " 100 " en dessous du timbre à 45 centimes, " 100 " soit en francs  la valeur donnée au catalogue FORBIN de 1937.

Bref, ce petit lot proposé il y a quelque temps à un prix fort attractif sur internet a tout du " chopin " au premier abord.

Malheur à celui qui se précipite ! Un peu de bon sens et de patience ne sont pas inutiles ici.

De patience, il en faut un tout petit peu. En effet, en bas de la page du catalogue, il est indiqué ceci : " Les timbres n° 301 à 303, 308A ou 310A à 311K, non pourvus de larges marges de part et d'autre de leurs cadres, doivent être considérés comme étant des timbres dentelés n° 318 à 320, 326, 329 ou 331à 340 découpés. De ce fait, ils sont dépourvus de toute valeur ".

Du bon sens, c'est hélas souvent ce qui fait défaut.

Comme disait un ami de mes connaissances : " Dans la vie, ce qu'il te faut c'est : science, conscience, expérience et surtout bon sens " ; nombreux sont ceux qui oublient le dernier de ces préceptes.

Illustration avec la valeur à 45 centimes n° 320 du catalogue (cote 6 €) que voici :

320

Tchac, tchac, quelques coups de ciseaux et me voilà avec un fort bel exemplaire du n° 303 (cote 1 000 €) :

320 coupé

Vous remarquerez en passant que ce timbre truqué par mes soins a bien meilleure allure que les 301 à 303 présentés ci-dessus. Alors comment être sûr de l'authenticité des timbres en notre possession ?

Revenons à notre bon sens et éliminons d'emblée tous les timbres aux marges manifestement trop courtes.

Observons maintenant ces deux timbres  :

302 neuf

303

Qu'en pensez-vous ? Authentiques ou truqués ?

Pour ma part authentiques car les marges sont d'une dimension supérieures à celles des dentelés auxquels on aurait coupé les dents.

Mais on peut être affirmatif de manière définitive dans les deux cas ci-dessous :

302

N° 302 authentique (présence d'un voisin angle N-O)

302 bande

N° 302 authentiques (bande de trois)

Moralité de ces quelques minutes passées ensemble : le philatéliste toujours gardera patience et bon sens.

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