Collection passion : les timbres fiscaux

14 mai 2016

Fiscaux locaux de Sierck

Partons quelques instants à la découverte de la commune de Sierck (aujourd'hui Sierck-les-Bains) en Moselle.

Voici le blason de la ville :

Sierck 1

son église de la Nativité :

Sierck 2

et le château des Ducs de Lorraine :

Sierck 3

Ces timbres ont été imprimés pendant la seconde guerre mondiale par l'imprimerie Conrad Müller de Leipzig comme l'atteste la bande ci-dessous :

Sierck bande

Le type " Blason " comporte 7 timbres, le type " Eglise " 3 timbres et enfin le type " Château " 2 timbres.

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02 mai 2016

1F08

La loi du 13 Aout 1926 (décret d'application le 15 Aout) prévoit:

un tarif de 36c pour les affiches de moins de 12,5 dm2

72c pour les affiches de 12,5 à 25 dm2

et 1F08 pour celles comprises entre 25 et 50 dm2

L'utilisation des timbres poste sur affiche est rare, on connaissait l'emploi d'un 2 centimes blanc pour faire 72 c avec un timbre SFU de 70c

Voici l'utilisation peu banale d'un bloc de quatre timbres au type Blanc à 2 centimes pour completer les 8 centimes qui manquaient à cet imprimeur 

Affiche de septembre 1926 correctement timbrée à 1F08

Affiche 1926 bloc de 4 Blanc

 

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30 avril 2016

Hall of fame : Henry FRADOIS

Fradois. Ce nom ne vous dit certainement rien, pourtant Henry FRADOIS est une des sommités de la philatélie fiscale.

Sommité, c'est le mot qui me vient immédiatement à l'esprit ; mais j'aurai pu tout autant dire : collectionneur de référence, érudit, pédagogue, inlassable défenseur de l’intérêt du timbre fiscal, marcophiliste avant l'heure, personnage attachant...

En faisant une rapide recherche sur internet je n'ai rien trouvé le concernant, si ce n'est la mention de son nom dans une référence bibliographique sur Wikipedia pour l’article consacré à la SFPF.

C'est bien peu comme références pour rédiger l'article que je vous propose aujourd'hui.

Qu'importe ! Lançons-nous.

Henry FRADOIS est né le 6 Novembre 1913 à COGNAC. Il mesurait 1,75 m, avait le front haut et les yeux noirs.

J'imagine qu'à cet instant précis, vous vous dites : " Il n'a rien à dire sur HENRY FRADOIS et il va nous exposer des informations invérifiables, blablater sans intérêt, faire du remplissage et au final nous raconter des boniments. "

Bref, " il invente " me direz-vous.

Vérifions à l'instant voulez-vous :

Fradois passeport0699

Passeport délivré à H. FRADOIS le 8 août 1932

Fradois passeport0701

NB : ce passeport m'a été offert il y a quelque temps par un ami que, par discrétion, je ne citerai par ici.

C'est assurément une des pièces majeures de ma collection.

Henry FRADOIS a contribué au revouveau de la philatélie fiscale en France. Voici ce qu'en disait YM DANAN dans le " Timbre fiscal " bulletin de l'association SFPF précitée. (n° 100 de décembre 2012) :

" Au cours de l'année 1980, divers membres français de l'American Revenue Association (ARA) décidèrent de rassembler les collectionneurs de timbres fiscaux de notre pays. [...]

A cet effet, ils contactèrent plusieurs collègues isolés, par des annonces dans la presse philatélique ou par des démarches au sein de l'Association « Arc en Ciel », dont certains membres avaient adjoint les timbres fiscaux à leurs collections de vignettes. Ils décidèrent alors de constituer une association. Celle-ci fut fondée par une assemblée constitutive du 4 avril 1981, sous le nom d'ARA-France, comme une branche de l'association américaine. La première décision de cette assemblée fut d’œuvrer pour réaliser un catalogue des fiscaux de France, qui manquait cruellement depuis 1937.

Un bureau fut par ailleurs élu. Son premier président fut Jean-Jacques Gallou, ingénieur à Polytechnique. Quant à Henri Janton, ancien membre de la Cour des Comptes, et contrôleur d'Etat, initialement pressenti, il s'était récusé, mais n'échappa pas à son élection comme président d'honneur. Avec lui Henri Fradois, Pharmacien Général des Armées, fut élu Vice-président, tandis que Roger Coudrin fut choisi comme Secrétaire-trésorier.

De leur coté, Joseph Coll, Henri Janton, le général Fradois et Me Paul Demeny, avocat, spécialistes aguerris de la collection des timbres fiscaux furent chargés de réaliser le catalogue. D'autres participants, comme Guy Venot, de l'Académie de Philatélie, spécialiste des colonies françaises, Maurice Lange, Fabrice Nathan, François Couturieux, Henri Géant, et quelques autres se contentèrent d'adhérer à la nouvelle association, et d'y échanger leurs connaissances avec leurs collègues plus ou moins avancés. Mais les effectifs de celle-ci ne dépassèrent pas, à l'origine, une vingtaine de membres."

Au-delà de sa participation significative au fonctionnement de cette association naissante, Henry FRADOIS a réalisé un certain nombre d'études fort documentées sur diverses catégories de timbres fiscaux. Ce travail a été publié au sein de l'association ARA France vers 1982-1983 en trois volumes :

Tome I : Timbres de Dimension ;

Tome II : Timbres de Rôles d’équipage, de Copies, de Connaissements, d'Affiches, de Récépissés de Chemins de Fer, d'Articles d'argent ;

Tome III : Timbres d'Effets de Commerce, de Quittances.

Depuis près de 30 ans, ces ouvrages me servent de référence quasi quotidienne et dois-je l'avouer, figurent en bonne place sur ma table de chevet.

Henry FRADOIS y étudie avec érudition les timbres fiscaux précités et s'appuie, pour chaque émission présentée, sur les références législatives et réglementaires ad hoc. Ses connaissances sont remarquables, sachant qu'à l'époque la philatélie fiscale demeurait confidentielle et qu'on ne disposait évidemment pas d'un accès à l'information aussi aisé qu'à l'ère d'internet.

Pour la réalisation de son travail et pour les illustrations de ses ouvrages, H. FRADOIS s'est beaucoup appuyé sur la collection d'un autre Henri, Henri JANTON, dont je vous ai parlé il y a quelques mois. Il a su également prendre l'attache d'autres collectionneurs notamment parmi ceux cités ci-dessus.

Au fil des pages, sa passion pour le timbre fiscal et ses qualités pédagogiques se révèlent évidentes, et c'est un plaisir renouvelé de se replonger dans la lecture de ses travaux. Au final, les études d'Henry FRADOIS constituent une référence inestimable et incontournable pour le collectionneur désireux d'approfondir ses connaissances.

Malheureusement, les outils bureautiques et de reprographie n'étaient pas ceux qu'ils sont aujourd'hui, ce qui fait que ces ouvrages dactylographiés à la machine à écrire ont mal vieilli sur la forme.

Il me paraît évident qu'une mise à jour du travail d'Henry FRADOIS, sur la forme à l'aide de l'ordinateur et sur le fond à l'aune des informations venues à notre connaissance depuis 30 ans serait le plus bel hommage qu'on pourrait lui rendre. Si personne ne s'y oppose, je me propose de réaliser ce travail.

Que dire de plus ?

Ah si : merci Henry, merci pour tout ce que vous m'avez apporté.

Posté par cigulphe à 11:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 avril 2016

Nouveau catalogue des fiscaux

Vous êtes certainement déjà au courant, mais je me permets de vous signaler qu'une nouvelle édition du catalogue Yvert et Tellier des fiscaux venait de paraître.

Je vous en souhaite bonne lecture.

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16 avril 2016

Rare mais sans valeur

Au beau milieu d'un lot de fiscaux sans grand intérêt, je tombe sur le timbre suivant :

35 centimes

Pas de quoi casser trois pattes à un canard me direz-vous. Et vous avez raison, encore que quelques compléments d'information ne me semblent pas superflus.

Effectivement, ce 25 centimes, n° 32 des timbres de dimension est on ne peut plus courant. Cependant, votre oeil exercé aura remarqué une surcharge manuscrite " 3 " pour porter la quotité du timbre à 35 centimes.

Mais pourquoi diable a-t-on modifié la faciale initiale ?

En voici l'origine : cette modification de la valeur est liée au changement de tarif du droit de timbre des récépissés des chemins de fer. L'explication nous en est donnée par l'instruction n° 2443 de la direction de l'enregistrement, des domaines et du timbre en date du 30 avril 1872 : " Les dispositions des lois des 28 février et 30 mars 1872, qui ont élevé le droit du timbre des récépissés des chemins de fer à 35 centimes (y compris le droit de la décharge) pour les transports en grande vitesse, et à 70 centimes (droit de décharge également compris) pour les transports effectués autrement qu'en grande vitesse, sont applicables aux récépissés des marchandises venant de l'étranger et qui doivent être transportées par les chemins de fer français.
Ces derniers récépissés sont timbrés à leur arrivée en France par les agents des douanes, au moyen de timbres mobiles. (Arrêté ministériel du 7 mai 1864, Instr. N° 2279.)

Comme il n'existe pas encore de timbres mobiles aux nouvelles quotités pour ces récépissés, les droits dont ils sont passibles devront être perçus provisoirement par l'apposition, savoir :

Du timbre mobile à 25 centimes, plus du timbre mobile à 10 centimes pour les transports en grande vitesse ;

Et du timbre mobile à 60 centimes, décime compris, plus du timbre mobile à 10 centimes pour les transports effectués autrement qu'en grande vitesse.

Les agents de l'enregistrement, des domaines et du timbre devront se concerter avec ceux des douanes, pour l'application des dispositions qui précèdent. "

Le document ci-dessous illustre l'application de ces dispositions réglementaires pour le tarif à 35 centimes :

Venant d'Ukraine - Galicie autrichienne

Récépissé en provenance de BRODY (Galicie autrichienne) aujourd'hui en Ukraine

Revenons à notre timbre du départ. En contravention avec la réglementation, un agent de l'Administration a donc préféré modifier à la plume le timbre de dimension plutôt que d'apposer les deux timbres prescrits par l'instruction n° 2443.

Pour quelles raisons ? Absence du timbre de quittances à 10 centimes, simple commodité d'usage ? Mystère. Mais dans tous les cas, avec cette anomalie, notre agent est à l'origine d'un rare voire rarissime cas de figure.

Magnifique alors. Me voici donc en possession d'une insigne rareté !

Hélas, vous l'avez compris, il n'en est rien. En effet, quoi de plus simple que de modifier un vulgaire n° 32 de dimension d'un coup de plume. Adieu veau, vache, cochon, couvée ! Mon timbre est rare mais ne vaut rien. Il n'y a que moi pour savoir qu'il est vrai, vu son origine, perdu parmi tant d'autres timbres ; je l'affirme, je le jure, il ne peut pas être falsifié.

Je le sais, j'en suis sûr, mais je ne peux malheureusement pas le prouver. La déception est forte, mais je ne suis pas rancunier : je vais quand même lui réserver une petite place dans ma collection en maudissant celui qui à l'époque a décollé mon petit timbre de son support, car faut-il le préciser, sur document, ce n° 32 de dimension avec surcharge manuscrite serait une rareté de premier ordre dont l'authenticité pourrait être alors être attestée.

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02 avril 2016

Fantastique découverte !

Imaginez un instant qu'on découvre soudain un tableau inconnu de Léonard de Vinci ou une partition ignorée de Mozart. Et bien, toutes proportions gardées, c'est ce qui vient de ce produire dans notre domaine de prédilection : celui de la philatélie fiscale.

En effet, dans sa vente sur offres d'avril 2016, Christian MARSANOUX crée l'événement avec la mise en vente d'un document exceptionnel, un livre comptable contenant 500 exemplaires d'un timbre jusqu'alors inconnu sur document : le n° 9 des récépissés de chemins de fer.

Ces timbres se présentent ainsi :

n° 9 4

 Le lot est présenté et explicité avec précision par C. MARSANOUX ainsi qu'il suit : " RECEPISSE DE CHEMINS DE FER n° 9 (x 500) 35 ct & 2/10 bleu et rouge type Médaillon de Tasset avec la légende rouge 'OBJETS / TRANSPORTES / REMBOURSEMENT' (Timbre très rare cotant 1450 €) sur un livre comptable d'une société de transport Lyonnaise qui CONTIENT 500 EXEMPLAIRES DE CE TIMBRE RARE (cote 725.000 €).

Sur les 21 premières pages du livre, il y a 18 timbres par page (2 colonnes de 9) ensuite sur les 4 autres pages suivantes (22 à 25) il y a 27 timbres par page (3 colonnes de 9) et enfin sur la 26ème page il y a 14 timbres (un total de 500 timbres). Ces timbres sont annulés en fin de chaque mois entre le 31/3/1924 et le 30/11/1925 par le cachet commercial 'GALAUD-DROUOT & Cie 10 Rue de la Platière à Lyon'. Ensuite les droits fiscaux à 42 ct (35 ct + 2/10° = 42 ct) sont réglés par des timbres-fiscaux n° 2 2 ct bistre et n° 13 40 ct bistre type Médaillon de Daussy. De la page 27 à 43 la taxe est de 42 ct et à partir d'Août 1926 la taxe sera de 50 ct (page 44 à 86 ct jusqu'en 1932).

Ce timbre à 35 ct + 2/10 fut créé par le décret du 15 Avril 1924 pour l'acquittement du droit de timbre des récépissés de Chemins de Fer ou Lettres de voiture où en plus le transporteur a effectué le recouvrement de la somme (à remarquer que sur la première page ils sont oblitérés comptablement du 31/3/1924). A ce jour on ne connaît pas d'utilisation de CE TRES RARE TIMBRE RELATIF AUX REMBOURSEMENTS et il n'est coté que neuf.

Il est rare pour trois raisons : Leur emploi fut occasionnel car il existait la possibilité d'utiliser le timbrage à l'extraordinaire avec une empreinte spécifique, ensuite il y avait très peu de transport en recouvrement effectué par le transporteur, enfin la durée d'utilisation est très courte car il fut émis suite au décret du 15/4/1924 mais le 9 Juillet 1925 un décret mettait en service le Timbre Fiscal unifié qui allait remplacer toutes les émissions spécifiques. TB "

On ne saurait être plus complet sur la question.

Du Mozart vous disais-je en préambule !

NB : article publié avec l'aimable autorisation de C. MARSANOUX

 

MAJ du 19 avril : ce lot a finalement été vendu pour 4 651 €

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07 mars 2016

Un peu de vocabulaire : blindzahn

Observons ces fiscaux d'affaires étrangères :

AE blindzahn

Cette paire présente une variété intéressante, variété dénommée blindzahn (ou blind zahn) dans le lexique philatélique.

De quoi s'agit-il ?

Vous le voyez de vous-même, une perforation est absente entre 2 dents :

Copie de AE blindzahn

D'où vient ce défaut ? Tout simplement lorsque ces timbres ont été dentelés, le perforateur avait une aiguille de cassée. Et, jusqu'à ce que ce perforateur soit réparé, les timbres vont être affectés du même défaut constant : une absence de perforation entre deux dents.

Maintenant, ne me demandez pas l'origine du mot blindzahn. Certes, ayant quelques souvenirs scolaires, l'origine allemande prise au sens littéral me revient : Blind = aveugle et Zahn = dent. Ceci nous donne donne donc " dent aveugle ", vous m'en direz tant !

Alors pourquoi ne dirait-on pas oeil carié d'ailleurs ?

Sauf erreur de ma part, le terme Blindzahn n'existe pas dans la langue de Goethe. (voir ce dictionnaire philatélique Français-Allemand)

Alors qui est à l'origine du terme blindzahn en philatélie ? Je l'ignore. Mais comme tout art ou science, la philatélie a su créer son propre vocabulaire d'initié (finalement blindzahn, ça fait sérieux, ça a plus de gueule que perforation manquante non ?) et au final, n'est pas aussi cela qui fait le charme de la philatélie ?

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27 février 2016

L'article 5 de la loi de finances du 29 juillet 1881

Voyons aujourd'hui si nous aurions procédé ainsi que l'a fait l'employé de la banque centrale de la Sambre, ce 11 octobre 1883.

Voici le document à étudier :

EDC0665

Il s'agit d'un mandat de 1 048,40 francs daté du 13 septembre 1883 à Bruxelles. Au verso, deux fiscaux du type " Groupe allégorique " d'Oudiné de la série de 1881, l'un à 25 centimes et l'autre à 30 centimes.

Or, si on consulte le catalogue, on constate que pour la tranche allant de 1 000 à 2 000 francs, le montant dû est de 1 franc. (n° 322 du catalogue)

EDC 322

EDC n° 322

Notre employé de banque aurait-il commis une erreur et de ce fait lésé l'Administration ?

Il n'en est rien. En effet, la loi de finances du 29 juillet 1883 prévoyait dans son article 5 :

" ART. 5. A partir du 1er janvier 1882, le droit de timbre des effets négociables et de commerce sera gradué de 100 francs en 100 francs. "

Cette disposition étend aux effets de plus de 1 000 francs le bénéfice du fractionnement qui avait été accordé aux effets d'une quotité inférieure par les lois des 5 juin 1850 (art. 1er) et 19 février 1874 (art. 3). Elle s'applique non seulement aux effets négociables, mais encore aux billets, obligations, délégations et mandats non négociables désignés dans l'article 4 de la loi du 19 février 1874 (Instr. N° 2480).

La taxe graduée est à l'époque de 5 centimes par tranche de 100 francs. 1 048,40 francs nous donnent donc 11 tranches de 100 francs x 5 centimes soit 55 centimes. C'est donc en parfaite connaissance de cette loi du 29 juillet 1883 que notre banquier a apposé ces deux fiscaux sur ce mandat.

Références : Instruction_2658

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21 février 2016

Le type " Chiffres " d'Oudiné

Vu dans Timbre magazine de février 2016 un article de notre ami le Professeur DANAN sur les timbres au type " Chiffres " d'Oudiné. Dans cet article, l'auteur y évoque le contexte politique consécutif à la chute du second Empire et l'apparition du timbre au type " Chiffres " d'Oudiné, type qui va servir pour les fiscaux d'affiches, de connaissements, de copies, de dimension et de quittances.

Il y présente également les divers procédés destinés à lutter contre les falsifications et étudie en détail le type " Chiffres " des quittances.

YM DANAN indique notamment que le 10 centimes des quittances peut se rencontrer avec une grande variété d'annulations dont des oblitérations postales, mais n'en présente pas d'illustration, faute de place je suppose. Voici donc un exemple de ce cas de figure :

Obl postale

L'auteur rajoute opportunément : " On l'utilise également, avec des oblitérations postales, pour l'envoi des articles d'argent ou des bulletins de colis-postaux ".

Le document ci-dessous illustre le cas de figure d'un envoi d'articles d'argent (somme d'argent circulant par la poste) :

Obl postale doc

Nombreux sont les philatélistes qui ont à l'esprit tout ce que le Professeur DANAN a apporté à la philatélie fiscale. L'occasion m'est donnée aujourd'hui de le remercier à titre personnel pour tout ce qu'il m'a appris et pour m'avoir transmis la passion des timbres fiscaux.

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18 février 2016

Découverte d'un timbre erreur

Nous l'avons dit à des nombreuses reprises, la philatélie fiscale offre un grand champ d'exploration et il est possible ici où là de découvrir un timbre ou une variété non encore signalés.

Francis me transmet ce scan :

314 erreur

Il s'agit de deux exemplaires d'un timbre fort courant : le n° 314 des effets de commerce. Alors me direz-vous, pourquoi Francis a-t-il souhaité communiquer un scan de ces deux exemplaires ?

La réponse est simple, d'ailleurs vous l'avez peut être remarqué vous-même, les deux exemplaires portent bien la même faciale mais les valeurs du montant de l'effet sont différentes : 100 F A 300 F pour l'exemplaire de gauche et 200 F A 300 F pour l'exemplaire de droite.

Le timbre de gauche comporte donc une erreur, à ce jour il s'agit du premier exemplaire signalé sur cette faciale à 15 centimes. (pour mémoire, je vous avais présenté le n° 344 de cette même série avec également une erreur sur le montant de l'effet)

Bravo à Francis pour cette découverte !

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