Collection passion : les timbres fiscaux

21 septembre 2018

Réfugiés Nansen sur document

Vu sur Delcampe ces derniers jours ce permis Nansen :

Nansen Arménien

adjugé pour 386 €.

Mise à prix 25 € ce certificat d'identité a fait l'objet de 77 offres.

Le prix me paraît assez élevé d'autant que le timbre Nansen présente un pli marqué. Toutefois, il s'agit du premier document de ce genre que je vois avec une autre nationalité que Russe. Le possesseur de ce certificat est en effet né en Turquie et il est précisé qu'il est d'orignie arménienne.

C'est pourquoi, les enchérisseurs sur ce lot ne sont pas forcément des collectionneurs de fiscaux mais peuvent avoir été motivés par la thématique sur l'Arménie.

Une pièce rare dans tous les cas.

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18 septembre 2018

Cela ne s'invente pas

Au hasard de ses recherches, le collectionneur peut tomber sur des pièces à l'intérêt philatélique limité mais qui néanmoins ne passeront pas inaperçues à ses yeux aux aguets.

C'est précisément le cas sur ce permis de chasse mis en vente récemment sur EBAY :

Braconnier

Rien de bien folichon me direz-vous. Certes, mais avez-vous regardé le nom du possesseur de ce permis ?

C'est fait ? Cela ne s'invente pas n'est-ce pas ?

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17 septembre 2018

Jouons un peu

Voici un timbre de dimension revêtu d'une annulation non réglementaire :

Maury216

Sauriez-vous me dire ce qui est indiqué sur cette oblitération. (J'ai scanné le timbre en autre résolution pour permettre de mieux distinguer les détails)

Vous séchez ?

Voici la réponse : Solution

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10 septembre 2018

Comores, un gratis à 100 francs

Un sympathique message reçu il y a peu adressé par Michel M. :

" J'ai bien aimé votre billet du 15 août sur le feuillet issu d'un passeport et qui est surchargé à la main en " sucre ".

Dans le même esprit, je vous envoie ce document qui nous vient des Comores. Ici, il s'agit de l'état né le 6 juillet 1975 à la suite d'un référendum.

Le document joint montre que sur place, on semble manquer de timbres car même 4 ans après l'indépendance, on utilise encore des timbres du temps de l'occupation française. Les nouveaux timbres sont déjà disponibles, mais visiblement pas avec toutes les faciales, ce qui a poussé l'officier d'état civil à surcharger par lui-même un timbre " gratis ", sans doute pour arriver au montant total de 500F comoriens à payer par l'usager. "

Comores Michel

Merci à notre lecteur pour la communication de cet intéressant document.

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07 septembre 2018

Une surcharge " pistolet " non signalée

Daniel, un de nos fidèles lecteurs, me transmet ce matin la photo qui suit :

315A

et dans son message m'indique :

" en triant un lot de timbres fiscaux ordinaires, j'ai trouvé un timbre d'Alsace-Lorraine avec une surcharge " pistolet ".

Bon, mais quand j'ai voulu lui mettre un N° Y&T, je ne l'ai pas trouvé dans mon catalogue ! (il devrait être entre les N° 315 et 316)

Ai-je mal regardé ? Mon catalogue n'est peut être pas à jour (année 2004) ou est-ce une fausse surcharge ? "

Daniel aurait pu contacter les rédacteurs du catalogue (peut-être l'a-t-il fait d'ailleurs) pour obtenir les renseignements souhaités ; mais il a bien fait de m'envoyer ce message et je vais lui répondre diligemment.

Tout d'abord, félicitation pour avoir su repérer cette surcharge qui peut facilement passer pour une oblitération aux yeux de collectionneurs non avertis.

A la question de savoir si le dernier catalogue (édition 2016) répertorie ce timbre la réponse est négative et c'est donc à juste titre que ce timbre devrait se voir attribuer un n° entre le 315 et le 316, le n° 315A à la manière de ce qui est fait dans le catalogue Yvert avec les n° 293A, et 316A découverts après la parution du catalogue 1994.

La clé du catalogue précise d'ailleurs en page 7 : " les figurines dont le numéro est suivi d'une lettre majuscule, " A ", " B ", ou " C ", etc., ne sont pas des variétés, mais des timbres -type pouvant relever de diverses catégories : il peut s'agir de timbres récemment découverts et enregistrés après coup au catalogue [...] ".

Nous sommes bien dans ce cas de figure avec le timbre de Daniel.

A la question " est-ce une fausse surcharge ? ", la réponse est elle aussi négative. En effet, je n'ai aucun doute sur l'authenticité de cette surcharge, pour diverses raisons : la première tient à l'origine de la découverte " dans un lot de timbres ordinaires " me dit Daniel, la deuxième parce que ce timbre présente des défauts importants (déchirure, pli marqué et dent absente), la troisième parce que... et la dernière raison tient à ce que les philatélistes appellent le premier coup d'oeil, vous savez celui qui permet bien souvent de séparer le bon grain de l'ivraie. Pour moi au premier coup d'oeil, cette surcharge est authentique (ceci, soit dit en passant, ne m'engageant évidemment pas plus que cela !).

Voici donc une intéressante découverte, merci à Daniel d'avoir eu l'amabilité de me communiquer cette information.

Quant à savoir si le catalogue répertoriera ce nouveau timbre sorti de l'ombre dans une prochaine édition, il faut l'espérer ; en tout cas, c'est à regret que j'ai constaté que dans son édition de 2016, le catalogue Yvert ne mentionnait aucune des découvertes dont j'ai pu vous faire part sur ce blog depuis 2012.

Daniel aura peut-être plus de chance cette fois-ci avec ce putatif 315A d'Alsace-Moselle.

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27 août 2018

Fictifs Pigier (suite)

A la suite de mon message du 22 août sur les fictifs Pigier, mon ami JJB me transmet ces deux documents :

Pigier traite poste

Sur ces deux lettres de change de 1941 figurent les timbres fictifs de Pigier que je vous ai indiqué être des fictifs postaux. Sur ces documents, les vignettes Pigier tiennent lieu de timbre fiscal. Le tarif est exact (loi du 4 avril 1926 - décret du 19 novembre 1926) soit 1,5 pour 1 000, ici 2 tranches de 100 francs à 15 centimes soit 30 centimes.

Alors faut-il en conclure que ces deux documents viennent contredire mon affirmation récente à savoir que ces fictifs sont à vocation postale ? Je ne le pense pas en l'état, car comme je l'ai indiqué précédemment, le format de ces " timbres " correspond à un format postal.

Je présume que l'élève a utilisé par mégarde les timbres fictifs postaux qui étaient à sa disposition plutôt que les fiscaux qu'il eût été adéquat d'utiliser.

Affaire à suivre...

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26 août 2018

Les experts s'expriment (partie 2)

La presse vient d'annoncer une forte affluence pour le maillot de l'équipe de France vendu à partir du 17 août dans la boutique de la FFF.

On vit une époque formidable. Tout le monde est content, c'est bien. Certes, j'entends ici et là des grincheux m'affirmer péremptoirement, à tout bout de champ, que les gens n'ont plus de sous. Allons bon !

Mais alors, si les gens n'ont plus de sous justement, qui achète ces maillots à 140 € alors qu'on sait que leur coût de fabrication n'excède pas 5 € ?

Je rejoins avec cette question celle que je vous proposais comme devoir de vacances il y a peu :

Mais alors, car c'est bien là la question, qui achète ce genre de contrefaçons ? Et pourquoi ?

Tentons de répondre à cette délicate question.

En principe, le consommateur, l'acheteur, est rationnel ; c'est-à-dire qu'il va faire l'achat le plus judicieux possible en fontion de ses moyens financiers.

Or dans le cas qui nous intéresse, l'acheteur va acquérir (dans la quasi-totalité des cas en toute connaissance de cause) des contrefaçons qui n'ont aucun intérêt. Pourquoi ?

La première motivation de cet acheteur tient à ce qu'on appelle la motivation hédoniste c'est-à-dire au fait de se faire plaisir.

L'acheteur de ces faux se dit que vu le prix, il ne risque pas grand chose. Vrai ou faux, après tout qu'importe, l'essentiel est de se faire plaisir, de se procurer de rêve à peu de frais en quelque sorte. A l'arrivée de la lettre contenant le " timbre ", l'acquéreur aura un bref moment de plaisir, un courrier de la sorte valant toujours mieux au final qu'une relance des impôts.

La deuxième motivation est la motivation oblative, le fait faire plaisir aux autres. Elle rejoint à mon sens dans le domaine philatélique la troisième dimension : la motivation d'autoexpression c'est-à-dire le fait de se valoriser.

En achetant ces reproductions sans intérêt, le client leur confère une valeur qui n'est plus pécuniaire mais affective. Il ne va pas garder son acquisition pour lui mais va la montrer, l'offrir ou l'échanger avec un collègue philatéliste.

Imaginez la scène : un ami vous montre une de ces reproductions sans intérêt qu'il vient d'acheter sur internet. La pièce en question peut alors faire l'objet d'une discussion plus ou moins longue (ce qui est souvent bon à prendre) et cet achat anecdotique aura donné l'illusion éphémère à son acquéreur d'être un philatéliste.

Même si vous lui indiquez, avec les précautions d'usage, que la pièce en question est un faux (ce que lui-même sait), votre ami aura du mal à admettre qu'il s'agit d'un faux.

Si si, croyez-moi. Comme celui qui vous jurera sa tête à couper qu'il connaît personnellement un élève qui a rendu copie blanche et qui a obtenu 20/20 à un devoir dont le titre était " Qu'est-ce que le courage ? ". Jamais cette personne ne voudra reconnaître qu'en réalité elle ne connaît pas cet élève. Normal puisqu'il s'agit d'une légende urbaine.

Au final, tout cela n'est pas très raisonnable. Mais à petite dose, convenons-en, ce n'est pas néfaste à la santé.

Bref, à mon sens, les acquéreurs de ces fabrications sans intérêt sont des grands enfants qui veulent ressentir le grand frisson, celui d'avoir réalisé l'affaire du siècle et ce, paradoxalement, en sachant pertinemment qu'ils achètent une reproduction.

Ils sont comme les naïfs se laissant prendre au jeu du bonneteau, vous savez, ce jeu où vous êtes toujours perdants.

Tout le monde sait qu'en jouant au bonneteau, on est sûr de perdre. Et pourtant, il y a toujours des joueurs. La nature humaine est ainsi faite. Il y aura toujours des dupes et toujours des margoulins pour les duper.

Et en voilà la preuve avec une capture d'écran d'Ebay des jours passés :

Faux

Chose à noter : plus la cote est importante et plus le faux se vend cher, alors que dans tous les cas son coût de revient est identique, c'est-à-dire proche de 0. Etonnant non ?

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22 août 2018

Fictifs Pigier

De temps à autres, je vois les figurines PIGIER qui suivent proposées à la vente comme timbres fiscaux fictifs :

Guya172

Guya173

Or, ces timbres fictifs destinés aux travaux pratiques de l'école PIGIER ne sont pas des fiscaux fictifs mais bel et bien des timbres-poste fictifs.

Il ne vous a pas échappé que le format de ces timbres s'apparente à celui des timbres-poste d'usage courant. Il convient de noter par ailleurs qu'il n'existe pas de timbres fiscaux à ce format.

D'autre part, les documents qui suivent attestent sans contestation possible le caractère postal de ces timbres fictifs.

En voici quelques exemples :

Pigier lettre 2

Pigier lettre 3

Pigier lettre 1

 

pigier lettre

Il existe différentes figurines à ce type, avec ou sans mention spécimen. Mais souvenez-vous en à l'avenir, ces timbres n'ont rien à voir avec la philatélie fiscale.

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15 août 2018

25 francs = 104,30 sucres

Quelques minutes de philatélie avec ce feuillet de passeport sur lequel nous allons exercer notre sagacité ce jour en montrant qu'un philatéliste sérieux doit, en principe, être doté de diverses qualités : une culture générale satisfaisante, un certain sens de l'observation, de la curiosité, de la persévérance... :

Guya170

Prenons une qualité précédemment évoquée : un certain sens de l'observation.

J'ai acquis ce feuillet de passeport pour rien ou presque il y a quelques années sur Ebay. J'avais déjà en neuf et en oblitéré le timbre d'agences consulaires présent sur ce document :

Agences consulaires 8

Agences consulaires n° 8

Mais mon attention avait été attirée par la mention manuscrite 25 francs / 104,30 sucres figurant sur ce timbre.

J'étais certain que cette surcharge était une surcharge provisoire liée à l'épuisement des timbres consulaires nécessaires pour réaliser le tarif en vigueur. Toutefois, jusqu'à il y a peu, je n'étais pas en mesure de justifier mon hypothèse. C'est désormais chose faite.

Prenons une autre qualité précédemment évoquée : une culture générale satisfaisante. C'est une certitude, une bonne culture générale est un atout indéniable et cette culture générale se travaille jour après jour, elle s'alimente par la recherche ou la vérification dont personne ne peut raisonnablement dire aujourd'hui avec internet que cela prend trop de temps.

(excuse typique de nombre de mes élèves en classe : " Je n'ai pas eu le temps monsieur ". Je rétorque fréquemment : " Prends ton téléphone et cherche-moi la réponse ". Celle-ci, dans le cas d'une question fermée, vient en principe en moins de 30 secondes).

Prenez GUAYAQUIL, lieu du consulat qui a délivré ce visa. Comme la plupart d'entre nous, j'ignorais où se trouve cette ville. En deux clics sur internet je trouve la réponse : en Equateur. Je profite de ma visite sur le Net pour vérifier que la monnaie de l'Equateur est bien le sucre (instant de doute lorsque je lis dollar américain sur Wikipédia, doute vite levé néanmoins car il est précisé sucre jusqu'en 2000).

Une autre qualité est indispensable au philatéliste. Il lui faut être persévérant. En effet, il est fréquent, en philatélie fiscale particulièrement car la littérature fait souvent défaut, de ne pas retrouver le tarif en vigueur (particulièrement après les années 60).

Mais je suis parvenu à mettre la main sur le texte qui va nous donner la solution à cette énigme 25 francs = 104,30 sucres.

Ce texte, le voici : Décret n° 61-1494 du 29 décembre 1961 fixant le tarif des droits à percevoir dans les chancelleries diplomatiques et consulaires et au ministère des affaires étrangères.

Je laisse le soin aux acharnés de mon acabit la lecture intégrale de ce décret et me permets d'aller directement à l'essentiel.

En page 12391 du JO publiant ce texte, je lis ceci :

Guya 1

Article 25, petit c : Visa valable 3 mois pour plusieurs voyages. C'est le cas de mon document, validité du 26 avril au 25 juillet 1965. Mais voilà que je trésaille à la lecture du tarif : 20 francs. Gloups ! Il va me falloir rechercher dans les JO de 1962 à 1965 le passage du tarif de 20 francs à celui de 25 francs.

C'est ainsi, il va falloir encore poursuivre nos investigations. Mais comme je vous l'ai dit précédemment, il ne faut pas se décourager. En effet, 2 pages plus loin dans le décret, je lis ceci :

Guya

Youpi ! Souvenez-vous, nous venons d'en parler : Article 25, petit c : Visa valable 3 mois pour plusieurs voyages.

C'est bien cela, pour l'Equateur le tarif n'est pas de 20 francs mais bien un tarif dérogatoire de 25 francs.

CQFD : 25 francs (soit 104,30 sucres en monnaie locale) correspondent au montant du tarif pour les visas valables 3 mois. Face à la pénurie des quotités à 5 et 10 francs habituellement utilisées pour réaliser ces 25 francs, l'agent consulaire s'est donc servi du timbre de contrôle et l'a surchargé au stylo du montant prescrit.

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30 juillet 2018

Les timbres des postes de C.B.

Les timbres C.B. ont été institués pour recouvrer la taxe pesant sur les postes émetteurs de radio privés (C.B. Pour Citizen band).

Ces timbres, d'un type particulier, au format du type " Périgueux ", filigrane AGT, sont bicolores avec, sur fond de lignes blanches sinusoïdales figurant des ondes radio, un médaillon représentant un micro et son antenne en train d'émettre. Ils devaient être apposés sur la carte de licence du cibiste, cette carte étant valable 5 ans.

Carte 1984

A l'origine, en 1983, le montant de la taxe était de 170 francs.

1983

 

1984

 

1985

 

Ce montant fut porté à 190 francs en 1986 et ce, jusqu'à la suppression de cette émission en 1992.

1986

1987

 1988

En 1989, le sigle P.T.T. est remplacé par P.T.E. (Postes, Télécommunications et Espace)

1989

1990

En 1991, le montant de 190 F. est indiqué en lieu et place de P.T.E.

1991

 A partir de 1992, l'acheteur du poste C.B. devait s'acquitter d'une taxe unique de 250 francs qui était recouvrée par l'apposition d'un timbre fiscal de la série unifiée sur la facture d'achat du poste délivrée par le revendeur.

Ces timbres ne se rencontrent pas fréquemment et la plupart manquent dans les collections, même celles qui sont bien avancées.

Je dispose de quelques doubles oblitérés de ces timbres C.B. ainsi que d'une série complète. Je cède ces timbres à 50 % de la cote du catalogue. N'hésitez pas à profiter de cette opportunité en me contactant directement par le lien " Contacter l'auteur " en haut à gauche de la page.

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