Les timbres des colis agricoles ou de journaux des années 1950 sont relativement méconnus.

L'article 4 du décret du 9 mai 1950 précise que le droit de timbre des récépissés de transports peut être acquitté au moyen de timbres mobiles d'une série spéciale.

Chaque timbre se compose de deux empreintes dont l'une portant indication du prix, est toujours apposée sur la souche, et l'autre désignée sous le nom d'estampille de contrôle, est apposée sur le récépissé qui accompagne l'expédition.

Ces dispositions donnent naissance aux timbres de transports violets qu'on rencontre assez fréquemment mais aussi à ceux des colis agricoles et de journaux qui sont très difficiles à trouver (à l'exception notable de la valeur à 30 centimes).

La première valeur de la série est celle à 20 centimes :

20 centimes transports

elle correspond au tarif alors en vigueur pour les colis n'excédant pas 5 kg.

La deuxième porte une faciale de 30 centimes :

30 centimes transports

qui s'applique aux colis de plus de 5 kg.

Ces deux timbres ont été imprimés en juillet 1950 :

Date au dos

Le troisième et dernier timbre est celui à 40 centimes :

40 centimes transports

rendu nécessaire par la hausse des tarifs indiquée à l'article 7 du décret du 9 janvier 1951. Les tarifs sont désormais de 30 centimes pour les colis inférieurs à 5 kg et de 40 centimes pour ceux d'un poids supérieur.

Ces 3 timbres ont fait l'objet d'une estampille imprimée dans la même couleur :

Estampille

Ces timbres ont-ils été mis en circulation ? Mystère pour ma part et pour le catalogue Yvert qui ne les cote pas annulés.

Considérons-les comme non émis jusqu'à preuve du contraire.

Ils sont tous rares sauf le 30 centimes dont à ma connaissance on a trouvé une feuille entière (sans surcharge Epreuve) qui a été égrenée, ce qui explique qu'occasionnellement on peut voir cette figurine proposée à la vente.

Vous noterez que le catalogue indique (et il s'agit d'une rare exception) que les timbres surchargés Epreuve sont beaucoup plus rares que les mêmes exemplaires sans cette surcharge.

Pour ma part, je n'ai jamais rencontré les valeurs à 20 et 40 centimes sans surcharge Epreuve. Aussi, si un de nos lecteurs disposait de ces valeurs, je serais immédiatement acheteur sur la base de la cote Yvert.

Dernier point, les faciales de ces timbres correspondent à environ 1 centime d'euro d'aujourd'hui. Il paraît invraisemblable que l'Administration ait pu choisir de recouvrir ce droit au moyen de timbres mobiles, l'impression de la feuille et ses multiples manipulations par les agents entraînant un coût nécessairement bien supérieur au rendement du droit perçu.